mardi 18 septembre 2007

On déménage

chroniques dominicales

Il y a quelques mois, une nouvelle à frapper ma curiosité. Dans un journal, on racontait que des scientifiques reconnus (du moins par leur diplôme) avaient fait la découverte d’une planète ayant des similitudes à notre terre. En de plus simples mots, les scientifiques résumaient : « Peut-être pourrions-nous vivre dessus un jour ».

Moi, prêt pour le déménagement, je sortis mes valises. Et mon passeport. Et ma crème solaire. Une chance inouïe que je me suis dit. Partir refaire sa vie sur une planète neuve.

Puis les scientifiques ont ajouté : « Nous croyons qu’un jour, dans un futur plus-que-parfait, il sera possible d’explorer cette planète ». C’est là que j’ai compris que ma nouvelle adresse était à 40 milliards d’années d’ici. En plus, avec le gaz qui coûte cher ».

Une fois ma déception, due d’abord par un engouement, passée, je me suis mis à penser.

On vient de découvrir une nouvelle planète. Ça peut intéresser beaucoup de monde ça. Mettez de côté l’inaccessibilité à s’y rendre. Et voyez toutes les belles possibilités qui s’y offrent.

D’abord pour les nouveaux conquérants. Chaque pays rêve d’extensionner leur territoire. D’avoir un territoire plus grand à couvrir de son drapeau. Et ne soyez pas naïf. Ne croyez surtout pas que ça arrangerait les choses entre Palestiniens et Israéliens. Ça ne serait que d’autres territoires à se disputer.

À qui d’autres une planète vierge peut-elle porter intérêt?

Tous les inc. & .com de ce monde. Ces compagnies qui rêvent de combler un besoin sur une planète encore pleine de potentiel. Vous avez une business, et bien toutes les possibilités s’offrent à vous. Essayer d’imaginer le nombre de terrain à vendre? Une chance en or pour les agents d’immeubles en devenir.

Mais les plus à craindre de tous dans cette découverte, ce sont les prêcheurs d’éthiques. Je m’explique.

Avant de partir sur notre nouvelle planète, il faudra se munir de règles et de code d’éthique. Il y aura d’abord des groupes de travail qui feront des études sur ce qui ne va pas sur notre planète. Puis ils publieront leurs recommandations pour la nouvelle destination. Ensuite, d’autres auront à décider pour nous comment s’organiseront nos vies. Je ne trouve pas ça très rassurant, d’avoir un plan de vie dicté par un fonctionnaire.

J’ai défait mes valises depuis que toutes ces réflexions ont germé. De toute façon, même s’il y avait déménagement sur une future planète, vous imaginez le bordel le premier juillet.

jf daunais

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