mardi 18 septembre 2007

Prendre des vacances

chroniques dominicales


Vous savez à quoi rêvent les travailleurs de ce monde. Pas une augmentation de salaire, pas un meilleur emploi et encore moins une semaine de quatre jours. Ils rêvent de vacances. Ils rêvent de leurs congés si longtemps attendus. Ce moment précieux où l’on décroche du quotidien. Ce court laps de temps qui nous est donné pour apprécier les heures qui passent. Un rare moment où ne rien faire devient une option envisageable.

Les vacances, se sont d’abord le repos. Se soutirer de la vie dans laquelle on ne choisit pas toujours de vivre. Ou la guerre dans laquelle on n’a jamais voulu s’impliquer. Les vacances, ce n’est pas seulement un rêve d’Occidentaux, c’est une aspiration mondiale.

Il y a ces temps-ci sur la planète, une espèce de chaos qui grandit, qui sévit. Chaos n’est peut-être pas le terme exact. Plutôt, une recrudescence de la violence, de la haine et de l’incompréhension. Les plus avertis me diront qu’il n’y pas d’augmentation et ce n’est que la médiatisation des sujets qui est plus grande. Mais reste l’évidente apparition d’une sorte de tension nouvellement palpable.

Outre les nombreux conflits armés, qui tuent, violent et détruisent, il y a aussi un désaccord mondial. Sur les questions religieuses, sur la vision de liberté, de démocratie, de contrôle économique. Ces temps-ci, j’ai l’impression que tout le monde en veut à quelqu’un. Pour décompresser, on blâme le voisin. On expulse notre trop plein de stress.

La tension est planétaire. La poudrière semble être à l’échelle terrestre. Le besoin de vacances est d’ordre mondial. Pourquoi pas des vacances de la construction pour tous les conflits. Un break à Gaza, quelques jours à la plage en Afghanistan et de grasses matinées à Bagdad.

Juste quelques semaines. Le temps de faire sortir la steam et d’évacuer le stress. Après on retourne au bureau, au char d’assaut, aux manifestations, avec la tête un peu plus reposée.

Je sais que c’est pas aussi utopique que prôner la paix, mais avant que la planète nous fasse un burnout, quelques jours de repos ne seraient pas perdus.

Jf daunais

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